Wint'Ice

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 CONCOURS COORDINATION NO.29

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Wint'Ice
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Wint'Ice

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Date d'inscription : 16/05/2013

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MessageSujet: CONCOURS COORDINATION NO.29   CONCOURS COORDINATION NO.29 I_icon_minitimeSam 26 Mar - 1:54


Cling Clililing…

Le bruit d’une pièce fracassant le sol puis rebondissant une fois ou deux avant de stopper net sa course. Au-dessus d’elle, un projecteur s’allume et la fait briller d’un éclat discret, mais tape-à-l’œil. Les spectateurs au fond de la salle peinent sûrement à voir ce dont il s’agit, mais ce n’est pas plus grave puisque trois secondes à peine s’écroulent avant qu’un deuxième projecteur ne vienne illuminer la seconde partie de la scène. Ça commence enfin.

Étendu sur le sommet d’une montagne d’or, un Flamajou admire une pièce qu’il tient bien en évidence entre ses pattes. Un air plus que suffisant sur le visage, le singe de feu est habillé d’une cape rouge ornée de fourrure blanche tachetée ainsi qu’une couronne dont l’aspect doré est souligné par le projecteur qui le surplombe. On dirait que rien, de là-haut, ne peut l’atteindre. Il est là, perché à la cime du monde, visiblement satisfait de la richesse qui s’accumule sous lui. C’est un roi comme l’histoire en a vu naître des centaines : fier et imbu de lui-même ainsi que de sa richesse. « Laissez-moi vous raconter une histoire. » Ta voix est calme, posée. On dirait que tu as fait ça toute ta vie. Caché en coulisse, on entend que le son de ta voix qui s’échappe des hauts parleurs rangés un peu partout dans la salle. Flamajou, du haut de son trône, t’ignores superbement, toi le narrateur de son épopée. « Laissez-moi vous conter l’histoire de Gilgamesh, roi parmi les rois. » En entendant son nom d’emprunt, Blaze, alias Gilgamesh, hausse un sourcil puis jette un coup d’œil frénétique autour de lui, comme à la recherche de la personne qui le réclame ainsi. Spontanément, il ramène la pièce d’Or contre sa poitrine afin de la défendre contre une éventuelle attaque extérieure. « Inutile de croire que cette histoire est glorieuse ou honorable… Que ce roi d’autrefois était juste et bon envers son peuple et que les livres n’ont de cesse de vanter ses exploits. » Le singe fronce les sourcils, visiblement contrarié, puis se redresse dignement, la tête haute et le regard fier. Que le spectacle commence.

Soudainement, avant même que tu n’aies le temps d’ouvrir la bouche pour une énième fois, un deuxième Pokémon se précipite sur la scène. Vêtu d’une cape à capuche étiolée, la pauvre bête se presse aux pieds de son souverain. On ne voit pas son visage, masqué par le vêtement, mais on imagine sans peine l’expression d’anéantissement peinte sur ses traits. Tremblant, celui-ci tend les mains en direction de Blaze qui daigne enfin de lui jeter un coup d’œil quelque peu condescendant. « Au contraire… Le règne de Gilgamesh fut tyrannique. Dur et intransigeant envers ses sujets, il ne faisait preuve d’aucune magnanimité à leur égard… Le roi n’avait aucune pitié pour eux et leurs perpétuelles souffrances. » Soudainement, le visage du flamajou s’étire d’un sourire moqueur alors que ses yeux ne cessent de fixer ceux de son vis-à-vis. Détachant la pièce de son corps, il la montre à l’autre et la pointe avec insistance, l’air de lui demander si c’est bien ce qu’il désire. Lueur d’espoir rapidement anéantie lorsque, obtenant une réponse favorable du miséreux, Gilgamesh s’empresse de jeter l’or derrière lui en rigolant silencieusement jusqu’à être pris d’un fou rire incontrôlable. Pas de pitié pour les pauvres. Pas de pitié pour ceux et celles inaptes à survivre d’eux-mêmes au cœur de la cité.

Sitôt, la lumière au-dessus de lui s’éteint brusquement et une autre s’illumine afin de couvrir de sa douce chaleur la nouvelle victime du souverain. Le son du piano commence alors à raisonner dans la salle, cassant le silence précédemment instauré et à peine entrecoupé de tes paroles omniscientes. Le paysan se replie pitoyablement sur lui-même pendant plusieurs secondes qui semblent interminables et durant lesquelles on ne voit que son dos qui frémit de manière incontrôlée. Il n’existait qu’un mot pouvant qualifier un tel homme : un monstre. Et pourtant, l’histoire avait vu naître d’innombrables souverains monstrueux, aveuglé par l’argent et le pouvoir. Un simple coup d’œil à une ligne du temps suffit à se demander si la vanité et l’égoïsme n’est pas un prérequis au rôle de monarque, au bout du compte…

Comme s’il avait soudainement été piqué par une mouche, le Pokémon relève subitement la tête afin de fixer le haut de la scène. L’éclairage au-dessus de lui s’éteint sans crier gare et un autre, dos au public, s’allume afin de suivre la trajectoire de son regard. « Le peuple, poussé par le désespoir, implora alors la déesse Aruru, maîtresse de la cité, de mettre fin au règne du tyran… » Elle apparait alors. Toute vêtue d’une robe blanche en voiles, Kirlia se tient en équilibre sur un fil de fer installé sur la longueur du stage. C’est ta touche personnelle. C’est ta manière d’intégrer le cirque dans tes prestations en public... Et puis, c’est le rôle d’une déesse que d’envahir les cieux, non ? Elvira n’avait pas le droit d’être à la même hauteur que les deux autres protagonistes de la pièce. Celle-ci, remarquant que l’attention est dirigée sur elle, fait un tour sur elle-même puis écarte les bras alors qu’une lueur bleue épouse la silhouette de son corps. Peu à peu, s’extirpant des ténèbres, apparait un Pokémon en tout point semblable au roi Gilgamesh, à une différence près : la couleur de son corps. Complètement vert, le singe dégage une aura beaucoup plus douce et éthérée que celle de son contraire. La déesse stop sa course juste devant elle, continuant de le faire léviter silencieusement. Ça ne durera pas éternellement. « Aruru décida alors de confectionner un double d’argile à Gilgamesh.  Un double peu raffiné mais considérablement bon qui, elle l’espérait, saurait remettre le roi sur le droit chemin… Elle le nomma Enkidu. » Les lumières s’éteignent finalement et, cette fois, aucune lueur ne vient les remplacer. La scène demeure plongée dans l’obscurité la plus totale, mais on entend bien l’agitation derrière : les derniers ajustements se mettent en place. Tout le monde s’active derrière la noirceur qui les dissimule. Ça ne chôme pas. Au contraire.

Enfin, les projecteurs se remettent à briller avec plus d’insistance et de volonté que jamais ils ne l’avaient fait depuis le début de l’épopée. Couvrant toute la scène, ils n’en camouflent aucun détail. Au centre de la pièce, l’un face à l’autre, Kupanda et Blaze se fixent. L’un a le regard désolé, voire même peiné, alors que l’autre ne sait exprimer autre chose que de la colère. Une colère sourde et sans précédent. Sur sa tête, sa couronne, décentrée, semble vouloir s’échapper. Fuir. Se volatiliser. Mais elle reste fixée sur place. Sur la tête de son tyran. La tension, menaçante, est à son apogée…

Se précipite alors Enkidu qui, désireux de gagner ce combat, laisse s’échapper derrière lui deux lianes verdoyantes qui saisissent le roi et s’enroulent autour de lui afin de l’immobiliser complètement. Si, de prime abord, il tente d’esquiver l’attaque frontale de son adversaire, Gilgamesh est toutefois rapidement surpassé par son agilité et, impuissant, assiste à sa mise en prison. Il se déchaîne. Il se bat comme il le peut et tente énergiquement de s’évader de sa prison naturelle… Mais rien n’y fait. Ce n’est qu’au bout d’un moment, exaspéré, qu’il matérialise autour de lui des flammes incandescentes qui chargent le feuillajou. Celui-ci n’a pas le temps d’esquiver. Surpris la par la riposte inattendue du Pokémon feu, il se prend l’attaque de plein fouet et recule d’instinct. Il libère alors son prisonnier… et le combat reprend de plus belle : plus vif, agressif et décisif que jamais. Pendant ce temps, ta voix se fraie un chemin au travers cette colère sourde et la rage des deux singes. « Enkidu et Gilgamesh se rencontrèrent alors en duel… Le combat fut intense et aucun d’eux ne retint ses coups. Pendant longtemps, les deux protagonistes ne cessèrent de donner le meilleur d’eux-mêmes, transformant le lieu de leur rencontre en véritable champs de guerre... » Épuisés, les deux se fixent, haletants. Silence. Doucement, ils se redressent alors pour mieux se voir, s’observer. Ils se ressemblent beaucoup après tout…. Ils sont semblables. Hommes jetés sur terre au bon vouloir des dieux et forcés de survivre sur les restes d’une terre hostile à leur existence. S’approchant l’un de l’autre, les deux singes se mettent alors à sourire doucement. Leurs regards semblent vissés ensemble. Ni l’un ni l’autre n’accepte de baisser les yeux devant son adversaire, mais, peu à peu, leurs traits se radoucissent et, enfin, Kupanda tend sa patte en direction de Blaze. Celui-ci baisse ses yeux dans sa direction. « Aucun des deux ne parvint à gagner. Même que, au terme de leur affrontement, tous deux comprirent leur complémentarité et s’allièrent plutôt afin d’accomplir de grands exploits. » Ils se retournent alors afin d’être face au public. Main dans la main, les deux singes se tiennent fièrement devant celui-ci. Ils ne bougent pas. « Contre toute attente, ils se lièrent d’amitié et firent de grandes choses ensemble… Jusqu’à la mort d’Enkidu. » La lumière juste au-dessus du singe vert s’éteint brusquement et cela ne passe pas inaperçu aux yeux du flamajou qui, paniqué, secoue brusquement la tête dans tous les sens à la recherche de son ami disparu. Les larmes aux yeux, terrassé par la tristesse, il se laisse tomber à genoux et tâte le sol désespérément. Il n’arrive pas à croire ce qui se passe. Il n’arrive pas à croire qu’il est seul et que son ami vient de trépassé. La lumière l’englobe, mais il est dorénavant seul sur les devants de la scène…

« Terrassé par la tristesse, il se mit alors à la recherche du secret de l’immortalité au près d’Outa-Napishtîm qui lui fit l’étrange récit d’un déluge pendant lequel il lui révéla l’existence d’une plante de Jouvence… Ni une ni deux : Gilgamesh parti à la recherche de cette plante mythique… et la trouva. » Un sourire béat s’étire sur les lèvres dudit Gilgamesh alors qu’il s’étire afin d’attraper quelque chose jusqu’à présent dissimulé dans l’obscurité autour de lui. Il semble soulagé, heureux : épanoui. Comme s’il tenait le monde sur le bout des doigts et comme si son âme elle-même venait d’être tirée des griffes de l’enfer. Relevant au-dessus de sa tête une plante verte quelque peu stylisée pour les besoins de la cause, le roi laisse ses yeux parcourir le public. À nouveau, une expression suffisante s’empare de ses traits alors qu’il s’avance vers eux, suivit par le projecteur. Il semble essoufflé, mais ne laisse rien paraître. C’est presque terminé. Et il le sait. S’apprêtant à tendre victorieusement la plante en direction des spectateurs, celle-ci quitte alors ses mains. Tout de noir vêtu afin d’être presque invisible sur la scène, Feuillajou passe en courant derrière Blaze et le lui arrache avant de continuer sa course éreintée.

En panique, le roi s’avance pour se précipiter dans sa direction, mais trébuche et s’écroule sur le sol. Il la perd alors de vue… Attristé, il s’agenouille et garde la tête baissée. Symboliquement, sa couronne glisse le long de son crâne et s’affaisse à ses pieds, sur le sol. Le tintement du métal contre la scène est amplifié afin d’être certain que tout le monde l’entende bien. Pourtant, Blaze réagit à peine. Il ne lève pas le regard. Continuant de fixer désespérément le sol, comme s’il avait tout le poids du monde sur ses frêles épaules… « Malheureusement, la plante lui fut dérobée et il ne put la retrouver… » Blaze soupire discrètement puis, déposant ses mains sur ses genoux, de relève doucement afin de se retourner face à la salle. Doucement, il se met à sourire. Il leur sert un sourire semblable à celui qui illuminait son visage au moment de sceller son amitié avec Enkidu. Il ouvre tranquillement les bras. Il semble soudainement avoir lâché prise, avoir accepté ce que le sort lui réservait. Se penchant afin d’attraper sa couronne, il la dépose délicatement sur sa tête. Il a pris conscience de quelque chose, il s’est illuminé d’une infinité de couleurs… Le public le remarque-t-il ? « Il comprit alors que l’immortalité et l’éternité n’étaient pas dans la nature de l’homme et qu’il valait mieux profiter de son existence afin de mener une vie heureuse et altruiste. Après quoi Gilgamesh devint un roi juste et bon envers ses sujets… Son règne fut mémorable et les livres ne cessèrent dès lors de relater son illustre épopée… » Les lumières s’éteignent de nouveau. Pour vrai cette fois-ci. C’est la fin. La fin de tout.

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