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 don't get too close, you'll burn your wings - iza

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Lys Aiden



Messages : 3
Date d'inscription : 19/09/2019

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MessageSujet: don't get too close, you'll burn your wings - iza   don't get too close, you'll burn your wings - iza I_icon_minitimeVen 20 Sep - 2:00

L’aurore est belle aujourd’hui, colorant le ciel de mauve et de rose, doux nuages se laissant guider par le vent refroidissant la surface de ta peau glacée. Un frisson partit du bout de tes doigts et parcourut ta colonne vertébrale, laissant une grimace de douleur venir déformer ton visage fatigué. Ton corps brisé, abîmé, est traîné par ton cerveau qui ne cesse de le commander comme si jamais rien ne s’était déroulé. Toi qui avais été victime d’un accident seulement un mois auparavant, aux blessures sérieuses et surtout non-soignées, tu marchais dans Lumiris. Et tu étais de retour dans la rue. Ce monde que tu connaissais si bien, le monde de la rue, de la drogue et la prostitution, le monde de la décadence, de la déchéance. Le monde caché des yeux innocents des passants se promenant la journée. Tu le connaissais que trop bien ce monde et aurais souhaité ne jamais l’avoir connu, l’avoir effleuré du bout des doigts, y être plongée. Ton esprit ne pouvait plus s’en sortir, y échapper, tu y étais prise et les liens te gardant captives étaient toujours là. Tu avais essayé de les couper, de les brûler, de les lancer loin de toi, mais rien n’y faisait. Ils serraient toujours autant tes poignets. Pourtant, tu étais la seule à les voir. La seule à les sentir. À sentir le sang couler toujours sur ta peau, la tâcher. De ton passé ne demeuraient que des cicatrices horribles bien visibles sur ton dos, tes bras et ton torse.

En effet, tes vêtements déchirés laissaient facilement entrevoir les cicatrices qu’avaient laissés les divers traitements infligés. De longues cicatrices profondes et toujours bien mauves étaient présentes dans ton dos, se croisant, laissant peu de peau saine même. Sans parler des traces de brûlures parsemant tes bras et ta cage thoracique ainsi que plusieurs autres cicatrices provenant de différents objets de torture. Mais là n’était pas le plus frappant chez toi, non, pas du tout. Le plus frappant était cette démence dans tes yeux, cette fureur, cette furie, l’incendie qui y brûlait et la rage que tes prunelles dégageaient. Une rage folle qui ne semblait point pouvoir s’éteindre, bien au contraire, qui s’étendait, brûlait tes veines et t’empoisonnait secondes en secondes. Tu ramenas tes bras contre toi dans une vaine tentative de te protéger du vent qui frigorifiait ton corps fragile. L’était-il vraiment ? Tu étais parvenue à survivre à des années de maltraitance sans parler de cette collision contre un arbre qui avait volé ton amour.

Ne fais pas l’innocente. Ce n’est ni le destin ni la malchance qui sont entrés en jeu pour arracher à ton emprise la vie d’Elijah, uniquement ta propre personne. S’il ne t’était pas venu en aide, s’il n’était pas tombé amoureux de toi, il serait toujours présent et heureux, il pourrait toujours respirer et faire ce qu’il avait toujours fait de mieux : rendre heureux ceux qui l’entouraient. Tu avais été sa terrible sentence, sa malédiction, sa condamnation. Il aurait dû faire comme tant d’autres et ne pas t’approcher, ne même pas te décrocher un regard, continuer son chemin. L’être humain est ignoble et égoïste et tu peinais à croire qu’il ait été un être humain un jour tant il était bon, tant son cœur était pur et rayonnant. Il ne voulait qu’aider, rendre heureux, mais il s’était approché trop près du soleil afin d’en distribuer les rayons aux autres, il s’est brûlé. Tu l’as brûlé. Tu l’as tué. Tu es une meurtrière, une assassine. Tu mérites de mourir, comme tous les autres. Comme tous ceux qui ne cessent de passer devant toi sans même tenter de t’aider, comme tous ceux qui te tendent la main. Toute cette haine en toi bouillonnait et faisait de toi une bombe à retardement. Le monde entier méritait de ressentir ce qui te dévastait en permanence. Le monde entier méritait de souffrir, d’être séquestré et maltraité. Tu les détestais tous autant les uns que les autres et voulais leur infliger ce qui t’avait été imposé.

C’est sur un banc d’une route quelconque que tu traînes ce corps meurtri et en pièces et sur lequel tu te laisses choir. Ta cheville droite n’est plus qu’une bouillie tandis que ta respiration enflamme tes côtes, laisse une douleur vive. Les cernes de ton visage ne sont qu’une pauvre représentation de la fatigue et de la vie qui ont fait des ravages sur ta personne, sans parler des multitudes bleus présents et blessures internes tel que ce trauma crânien qui apportait un mal de tête intense et une impression que le soleil était descendu sur terre pour vous illuminer. Tu étais dans un état lamentable, un état pathétique. Et tu t’en foutais carrément, tu n’avais jamais eu la moindre considération pour les autres et encore moins la moindre idée de la raison pour laquelle tu aurais à cacher ce qui se passait réellement en toi, dans ton corps et dans ta tête. Feindre n’avait jamais été quelque chose qui te passait par l’esprit, seulement rester discrète, seulement faire ta job et ne pas te faire remarquer par tes tortionnaires. Mais en aucun cas prétendre le bonheur et la parfaite santé. Ainsi, ce comportement était resté bien ancré en toi et tu ne feignais toujours pas. Tu affichais cette apparence déplorable qui était également un reflet du bordel de ton esprit sans la moindre honte, sans t’en soucier ne serait-ce qu’une pauvre seconde.

Bien posé sur ton épaule, Asriel ne bougeait pas. Dans le creux de ton cou, il te réchauffait et te réconfortait. Même si tu te trouvais dans un endroit parfaitement inconnu, tu n’étais pas seule et ne le serais jamais. Certes, ce n’était point un être humain et tout compte fait, c’était bien mieux ainsi. L’humain est peu fiable, perfide et hypocrite, dégoûtant même.

Tu ne sus point combien de temps tu demeuras sur ce banc, mais ton regard fut alors attiré par un jeune homme marchant avec un sandwich et ton estomac gronda furieusement, te rappelant que ça faisait un long moment que tu n’avais strictement rien avalé. Tu remuas légèrement sur le siège alors que rapidement, silencieuse, Asriel était descendu de ton épaule. Prêt à tout pour prendre soin de toi, pour s’assurer que tu vives, que tu survives, le petit Statitik n’avait aucunement froid aux yeux. Ainsi, lorsque cet inconnu dans la rue s’accroupit pour refaire ses lacets, Asriel se dépêcha de prendre le petit paquet dans sa gueule, paquet qui faisait le double presque de sa taille. Ton insecte avait l’air bien ridicule à sautiller le plus rapidement possible dans ta direction pour te ramener le met et tu te contentais de le regarder. Auparavant, tu aurais ri. Mais ce temps était révolu et ton visage demeurait de marbre, de glace.
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